La Parisienne : I did it !

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Il y a plus d’un an, mon agence m’a « un peu » obligé à participer à La Parisienne, une course 100% féminine qui soutient la recherche médicale sur le cancer du sein. En toute franchise, je n’avais vraiment pas envie de m’y inscrire. Mais presque toutes mes collègues étaient motivées et je me disais que si je ne le faisais pas, c’était comme si je n’avais pas cet esprit d’équipe que j’arborais si fièrement.

Mes premiers entraînements

Je n’aimais pas courir et j’avais peur d’avoir des points de côté. C’est pourquoi, je n’avais pas l’intention de m’entraîner. Je pensais faire cette course « au feeling ». Puis on m’a raisonné en m’expliquant que sans entraînement, j’allais avoir beaucoup de mal à faire les 6,7 km de La Parisienne. (Mes collègues, elles, motivées se faisaient des sessions d’entraînement après le boulot…).
Je me suis alors renseignée sur l’origine des points de côté. J’ai appris qu’il s’agissait d’un mauvais rythme respiratoire. Ensuite, c’est à contre-coeur que j’ai mis mes baskets achetées il y a 8 ans au rayon enfant (je chausse du 35,5). Je suis allée en forêt avec des dénivelés, un dimanche après-midi en plein soleil. L’horreur ! J’avais trop chaud, j’ai fait une crise d’asthme, j’avais mal aux jambes,…Je m’arrêtais toutes les 2 minutes. A ce moment-là, j’avais perdu mon sourire et j’avais seulement parcouru 4 km en 50 min. Le seul point positif de cette première session : aucun point de côté !

La semaine suivante, j’ai découvert les berges de Seine près de chez moi. C’était déjà plus agréable de courir le long du fleuve et sur du plat. J’avais réussi à courir 40 min en m’arrêtant qu’une seule fois. Puis j’y suis retournée quelques jours après, et encore une nouvelle fois tout en améliorant mes « performances ». J’avais pris goût à la course à pied. INCROYABLE ! Je me sentais tellement bien et j’étais fière de moi à chaque kilomètre supplémentaire parcouru. Du coup, j’y allais 2 à 3 fois par semaine.

Le jour J

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J’avais parcouru un peu plus de 100 km avant La Parisienne. Je m’étais même entraînée un lendemain d’enterrement de vie de jeune fille et la veille sous la pluie. Je stressais à l’idée de ne pas réussir cette course, sous entendu, de faire moins bien qu’aux entraînements. Je courais 7 km en 53 minutes en moyenne, sans m’arrêter.

Ce 15 septembre 2013, jour de La Parisienne, le soleil était au rendez-vous et il y avait un monde fou. J’étais si heureuse de faire partie de ces 28 000 femmes toutes unies pour la bonne cause.
Je n’ai pas réussi à courir à la même allure que mes collègues et je n’ai pas non plus trop tenté, par crainte de m’épuiser plus facilement. J’étais donc dans ma bulle, comme aux entraînements, avec ma musique. Je remercie d’ailleurs Spotify pour son soutien 🙂
Le parcours n’était pas difficile mais il y avait quand même des dénivelés, ce qui m’a un peu perturbé car je n’avais pas l’habitude. Au bout de 3 km, il y avait la possibilité de se ravitailler. Mais je ne voulais pas me retarder et je me disais que je n’en avais pas eu besoin lors de mes entraînements.

I did it !

J’ai fait les 6,7 km en 47 minutes et 44 secondes. Je suis arrivée à la 18 641ème place au classement. J’ai fait mieux qu’aux entrainements ! Comme quoi, l’adrénaline nous permet de nous surpasser ! Par ailleurs, l’ambiance était géniale et j’étais ravie de faire La Parisienne avec mes collègues. Considérée au début comme une corvée, j’ai finalement vécu cette course comme un véritable challenge. Et en deux mois, j’étais devenue accro à la course à pied ! Cette année, je n’ai pas pu m’y inscrire mais j’ai très envie de renouveler cette expérience. Aussi, si parmi vous, certaines sont motivées, je vous invite à le faire ensemble. Qu’en dites-vous ?

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