PVT Canada : administratif, logement, garderie,…nos premières démarches à Montréal

Il y a une semaine je partageais avec vous notre déménagement dans le cadre du PVT et oh combien quitter la France pour le Canada ne s’était pas fait sans aucune émotion. Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler de nos premiers jours à Montréal, et notamment de nos premières démarches, une manière de donner quelques tips mais surtout de vous montrer comment ça se passe ici.

Cela fait 15 jours que nous sommes arrivés au pays des caribous. Nous avons profité des quelques jours que nous avions devant nous, avant que mon mari commence son nouveau job, pour :

  • gérer les formalités administratives ;
  • trouver un logement afin de nous y installer (au moins pour quelques mois) ;
  • et chercher une garderie pour que je puisse à mon tour me mettre à la recherche d’un emploi

Les formalités administratives

En fait, elles ont commencé dès notre arrivée à l’aéroport de Montréal.
Après 7h40 de vol, passage obligatoire au service immigration à qui nous avons présenté nos papiers. A savoir :

  • nos passeports ;
  • nos lettres d’introduction : PVT pour moi, Jeune professionnel pour mon chéri ;
  • nos assurances couvrant la durée de nos permis ;
  • nos preuves de fond pour prouver qu’on avait de quoi survivre ou de quoi nous payer les billets retour vers la France

On ne nous a posé aucune question. Au bout de 15 min on avait chacun nos visas de travail de 24 mois et notre fille un visa touristique pour la même durée.

Les jours qui ont suivi, nous avons dû continuer les démarches pour notamment obtenir un Numéro d’Assurance Sociale (NAS) qui est indispensable pour pouvoir travailler au Canada, ou bien pour prétendre aux programmes et prestations offerts pour le gouvernement. C’est un numéro unique et personnel, valable toute la durée de nos visas.

Puis nous sommes allés à la Régie de l’Assurance Maladie du Québec (RAMQ) pour que mon mari puisse s’y inscrire dans le cadre de son permis Jeune Professionnel, car théoriquement les PVTistes comme moi, nous n’y avons pas le droit. Mais comme nous sommes mariés, notre fille et moi avons pu nous rattacher à son assurance. J’avoue que ce fut vraiment une bonne nouvelle pour toute la famille.

En revanche, il faut compter un délai de 3 mois pour que cela s’enclenche. Ce qui signifie que nous avons un délai de carence qui implique que sans assurance privée ou sans aucune démarche faite au préalable au Service des Relations Internationales de la CPAM à Paris, nous payons plein pot nos frais, sans aucun remboursement…
Donc autant vous dire que j’ai soigné ma bronchite par auto-médication (15 euros la boite de gélules quand même).

Par contre, je vais certainement devoir consulter dans les prochains jours un Optométriste…(une sorte d’ophtalmologue) Espérons que cela ne me coûtera pas un rein !

Le logement

Une fois nos bagages récupérés, on a pris un taxi à l’aéroport pour nous déposer, nous et nos 9 valises dans le Airbnb que nous avons réservé jusque mi-octobre.

L’appartement est grand, c’est super. Il manque peut être juste un peu de luminosité. Ce qui aurait été bien, c’est d’avoir de la place dans les placards pour mettre nos affaires.. Car pour l’heure, nos valises ne sont pas défaites et je dois dire que ça commence à m’agacer de devoir les ouvrir tous les jours…

Notre logement temporaire se trouve dans le quartier Rosemont – Petite Patrie / Petite Italie qui est assez familial, tout à fait ce qu’on recherchait sans pour autant être loin du centre-ville. L’appartement est bien situé car proche des commerces, des transports et des parcs. En plus, nous ne sommes pas loin de nos amis.. c’est assez pratique, surtout quand tu ne connais quasiment personne.

Une fois que nous avions validé le quartier, nous avons commencé à chercher une location longue durée très rapidement. J’ai regardé les annonces sur différents groupes Facebook mais surtout sur Kijiji, l’équivalent du Bon Coin.

Pour être franche, ça m’a un peu stressé car il n’y avait pas beaucoup d’offres dans le quartier qu’on souhaitait ou alors c’était des non-meublés. Or nous ne voulions pas investir dans des meubles vu qu’on ignore encore si nous allons rester plus de deux ans ici.

Par ailleurs, la plupart des baux commencent le 1er juillet. Les déménagements se font beaucoup à cette date.

J’ai donc élargi notre champ de recherche pour qu’on ne se retrouve pas bloqués pour une histoire de quartier car un des critères les plus importants était la proximité d’un métro et idéalement la ligne orange.

Au bout de 4 visites finalement, nous avons eu un gros coup de coeur pour un appartement qui rassemble tous nos critères :

  • emplacement : quartier Rosemont-Petite Patrie
  • proximité du métro (à 10 min à pied du métro Beaubien) et des commerces
  • meublé avec 2 chambres
  • spacieux avec du caractère (environ 88m2)
  • avec une belle façade typique de Montréal
  • pour 1800 dollars canadiens par mois tout compris : eau, chauffage, internet illimité, assurance habitation soit moins de 1200 euros par mois.

Certains peuvent trouver ça cher, mais franchement ça ne l’est pas par rapport à Paris… Car là je suis dans une grande ville, je peux tout faire à pied, en métro ou en bus. Pas besoin de la voiture. C’est comme si j’étais à Paris sauf que j’ai un grand appart !

Les propriétaires sont actuellement à l’étranger, c’est leur voisine qui a fait la visite, mais nous avons pu échanger en FaceTime avec eux ce jour-là. Malgré la distance, nous avons eu un super feeling et c’est donc sans hésitation je dirai qu’ils nous ont choisis.

J’ai été agréablement surprise de voir à quel point il est « facile » de louer un logement à Montréal. On a trouvé en 5 jours, c’est quand même fou ! A Paris, il y a la queue pour visiter un bien et tu dois avoir un dossier en béton (CDI, 3 dernières fiches de paie, des garants,…etc) alors qu’ici, on a juste donné les coordonnées de l’employeur de mon mari, pas de fiche de paie, pas de garant. En plus, j’ai apprécié l’honnêteté de nos futures propriétaires car nous leur avions proposé de payer un mois de loyer en avance pour les rassurer, étant donné que les précédents propriétaires que nous avions rencontrés nous l’avaient demandé, et ils nous ont re-contacté juste après le RDV pour nous dire que c’était interdit par la loi et que donc ils ne nous le demandaient pas…

Ce qui est dommage en revanche et encore ce n’est pas très grave.. C’est que l’appartement ne sera libre qu’à partir du 1er novembre donc en attendant, j’ai réservé un nouvel Airbnb. D’ailleurs, on déménage ce week-end. J’espère que ça ne va pas trop perturber Baby Panda.

La garderie

A Montréal, on ne dit pas crèche.. mais garderie ! Il en existe des publiques et privées. Mais comme en France, les garderies publiques sont très prisées et disposent de peu de places. Elles sont subventionnées par l’Etat et donc moins chères à la journée.
A l’inverse, vous avez de nombreuses garderies privées, plus chères mais qui vous permettent de bénéficier du crédit d’impôt.

Au Québec, lorsqu’on est résident permanent, on récupère ce crédit à la fin de chaque mois. Pour les résidents temporaires comme nous, il faudra attendre notre déclaration d’impôts pour récupérer nos sous.

Personnellement, ça ne nous choque pas puisqu’en France, nous avions aussi un mode de garde qui nous permettait de bénéficier du crédit d’impôt au moment de les payer.

1 semaine après notre arrivée, j’ai créé un compte sur le site http://www.laplace0-5.com pour m’inscrire sur des listes d’attente de garderies. J’en avais repéré 2 où il y avait encore de la place : une à deux pas de notre futur appartement et une autre à 5 min à pied, en direction du métro.
Je suis allée les visiter et j’ai pu échanger avec les deux responsables. J’ai finalement opté pour celle qui était un « peu plus loin » car j’ai eu un meilleur feeling avec le personnel et la directrice du centre. Par ailleurs, la structure me semblait plus familiale car plus petite contrairement à l’autre qui était trois fois plus grande et où j’ai eu l’impression que les enfants n’étaient qu’un numéro…
Autre point positif : moins chère que la plus grande garderie (38$ vs 45$ par jour), la petite garderie propose un tarif comprenant le lunch fait-maison alors que pour l’autre, il faut apporter le déjeuner tous les jours ou bien passer commande par leur « traiteur » et dans ce cas, il faut ajouter 5$ par jour. Vous imaginez la différence de budget par mois ! Je vous laisse faire le calcul.

Enfin ce que j’ai apprécié avec la plus petite structure c’est que lors de notre échange, la responsable m’a expliqué la philosophie canadienne en matière d’éducation. De ce que j’ai compris, les canadiens ne sont pas pour mettre les enfants à la maternelle dès 3 ans. C’est beaucoup trop tôt. Ici ils n’y rentrent qu’à 5 ans.
Ils estiment que les enfants apprennent mieux par le jeu, ils tentent de les aider à trouver leur place dans la communauté / société, à les responsabiliser, … le tout de manière ludique.
Nous attendons pour le moment notre installation dans notre futur logement pour démarrer la garde mais la responsable de la garderie m’a gentiment proposé de prendre Baby Panda de temps en temps si jamais j’en avais besoin et ainsi de payer à la journée.

Petit aparté : ici j’ai été aussi agréablement surprise de voir à quel point les gens sont adorables avec les enfants et j’ai l’impression que c’est très apprécié d’être venus en famille.
A Paris, j’avais le sentiment de déranger et de devoir sans cesse m’excuser quand j’étais avec Baby Panda dans les lieux publics (restaurants, transports en commun,…etc) alors que franchement, elle est cool (oui oui je vous assure) tandis qu’à Montréal du moins, ils sont aux petits soins et s’amusent avec elle. D’ailleurs, ils disent souvent « elle est trop cute ».. ahaha

Banque

Pour le moment je n’ai pas ouvert de compte bancaire à Montréal. Mais je sais que je vais être obligée de le faire lorsque je trouverai un emploi. C’est ce qu’a fait mon chéri. Il est passé par Desjardins car il y a quelques avantages pour les nouveaux arrivants comme nous :

  • Une année de frais bancaires offerts
  • Un mois remboursé si comme nous vous souscrivez à l’assurance ACS Global PVT
  • 45$ offerts pour toute ouverture de compte

Aujourd’hui, je passe par une banque mobile Revolut qui me permet de réaliser mes transactions par carte bancaire sans frais.

Mobile et Internet

Pour l’heure, je conserve mon numéro de téléphone français. Je suis passée chez Free cet été afin de pouvoir utiliser mon mobile au Canada. Je dispose de 25Go par mois… Donc je ne vous cache pas que c’est assez pratique pour le moment surtout quand je dois utiliser le GPS. Mais je sais que je ne pourrai pas profiter de l’itinérance ad vitam aeternam. J’attends de trouver un emploi pour ouvrir une ligne car il faut savoir qu’au Canada les forfaits mobile et internet sont extrêmement chers, en plus t’as même pas la fibre…

Pour internet, à priori on n’aura pas besoin d’y souscrire puisque nous aurons internet illimité dans notre future location.

Transports

Nous n’avons pas l’intention d’acheter une voiture. Comme je le disais plus haut, nous pouvons tout faire à pied, en bus ou en métro, et même en vélo.

D’ailleurs, les tarifs sont beaucoup moins chers qu’à Paris : le carte OPUS ne coûte que 85$ par mois soit moins de 60 euros.

Nous louerons une voiture lorsque nous en aurons besoin, comme pour partir en week end par exemple. Mais sinon, on n’a pas envie de s’enquiquiner avec un véhicule surtout quand il neigera, ni avec une carte grise qu’il faudra payer tous les ans ni avec une assurance 😉

Je pense avoir fait le tour des principales démarches que nous avons réalisées à notre arrivée sur Montréal. Comme vous pouvez le voir, on a réussi à trouver un logement et une garderie en 1 semaine. Cela me parait presqu’irréaliste tellement les choses se sont faites simplement et rapidement. Pour le moment, je ne suis pas du tout déçue. Après c’est un peu prématuré pour dire que j’apprécie le mode de vie canadien car je ne travaille pas encore. Mais mon mari commence entre 8h – 8h30 le matin et finit à 17h. C’est dingue : nous avons du temps pour nous retrouver en famille, manger tous les 3 et avoir de vraies soirées. Il me tarde de mon côté de trouver du boulot, rien que pour avoir une vie sociale,… mais déjà faudrait-il que je sache ce que j’ai envie de faire… Et ça c’est une autre histoire. Actuellement, je m’occupe à temps plein de notre Baby Panda. Ce n’est pas facile tous les jours mais j’avoue que j’apprécie d’avoir du temps avec elle pour jouer, dessiner, lire, l’emmener au parc (il y en a pleins ici en plus) et lui apprendre des choses. En tout cas, elle s’est vite adaptée et semble s’épanouir. On verra si ce sera toujours le cas lorsqu’elle sera à la garderie et lorsque l’hiver arrivera !

1 Comment on PVT Canada : administratif, logement, garderie,…nos premières démarches à Montréal

  1. Franck
    13 octobre 2018 at 14 h 41 min (7 jours ago)

    Super article

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