PVT Canada : mon bilan après un an à Montréal

Voilà un an que j’ai quitté la France pour partir en PVT au Canada, Alors que j’ai longtemps cru que vivre à l’étranger ne resterait qu’un rêve, me voilà aujourd’hui installée à Montréal depuis un an. Voici donc le bilan d’une année riche en émotions.

Un an déjà…c’est fou ! Je ne réalise toujours pas qu’une année vient de s’écouler. Et pourtant il s’est passé tellement de choses que cela mérite bien un petit bilan !

Montréal

Je suis rapidement tombée sous son charme. Il fait si bon de vivre dans cette ville à la fois multiculturelle et chaleureuse. Les montréalais sont bienveillants et souriants. Ça change des parisiens !

Je suis amoureuse des façades montréalaises si bien illustrées de Lili Graffiti, du Mont-Royal et de son panorama sur la ville et de mon quartier Rosemont/La Petite-Patrie adapté aux familles.

Il y a toujours plein d’activités à faire, été comme hiver. Entre les festivals de musique, les expositions et balades dans les jardins et les parcs, on n’a pas le temps de s’ennuyer. Les bars, les cafés, les micro-brasseries et les restaurants, il y en a partout. Impossible de mourir de soif et de faim. Les commerces de proximité ont encore de beaux jours devant eux et ça fait plaisir.

Ici il y a de l’espace, on ne se marche pas dessus. Ici on se respecte, on ne se pousse pas et personne ne te regardera de travers. Et un de mes plus grands plaisirs est de pouvoir m’habiller comme je le souhaite. Pouvoir rentrer à pied de soirée sans me faire embêter dans la rue, ça n’a pas de prix !

Le travail

J’ai commencé mes recherches une fois que nous étions bien installés, c’est-à-dire, appartement trouvé, cartons réceptionnés et place en garderie.

Les débuts étaient infructueux jusqu’à mon passage à la CITIM ! D’ailleurs, je recommande à chaque nouveau PVTiste de s’inscrire aux ateliers. On y apprend :

  • les spécificités du marché du travail au Québec,
  • les différences culturelles entre le Québec et la France,
  • et comment mener à bien sa recherche d’emploi.

À l’issue de la semaine, j’ai réalisé que je n’avais pas adapté mon CV à la sauce québécoise et surtout qu’il me fallait une ligne canadienne pour être contactée ! Donc à toi qui comptes garder ta ligne française Free ou Red, je te conseille fortement de souscrire à une ligne téléphonique à ton arrivée.

Alors est ce que j’ai fini par trouver un boulot ! La réponse est oui grâce au réseautage !

Ce que je fais sinon dans la vie ? Je suis coordonnatrice Marketing et Médias Sociaux dans une entreprise de TI. Rien ne me prédestinait à bosser dans ce secteur, et pourtant je le trouve très intéressant. En même temps, j’adore mes missions : elles sont passionnantes et je développe de nouvelles compétences. Il faut dire qu’au Québec et de manière plus générale en Amérique du Nord, les relations de travail sont basées sur la confiance et sur la liberté de pouvoir prendre des initiatives et de s’exprimer ! Et ça, c’est vraiment chouette ! Cela se ressent vraiment dans le management, quasi horizontal. Autre point qui n’est pas des moindres, il y a une très bonne ambiance au sein de l’entreprise, Je crois qu’il n’y a pas eu un jour où j’y suis allée à reculons !

La famille et les amis

Ce fut plus difficile que je ne le pensais d’être loin de mes proches surtout avec la distance et le décalage horaire. On s’y fait mais le plus dur je dirai, c’est de rater des événements : des naissances, des mariages, des repas en famille ou entre amis, et surtout de ne pas être là pour ceux qui en ont besoin. Je n’ai pas pu m’empêcher de rentrer en janvier…

Aujourd’hui ça va mieux et je remercie l’existence des réseaux sociaux et d’internet ! On reste en contact, on s’appelle, on se laisse des messages vocaux, on ne s’oublie pas,

D’ailleurs, je rentre en France pour les fêtes. Même si j’ai perdu un rein, je suis très contente de pouvoir les retrouver.

Concernant les relations amicales : il y a un avant et un après la CITIM !

Lorsque je ne travaillais pas encore, ce n’était pas évident de faire de nouvelles rencontres.

Puis il y a eu la CITIM. Là-bas, j’y ai rencontré des français avec qui je n’aurais peut-être jamais parlé dans d’autres circonstances. Ce qui est amusant, c’est que nous sommes relativement tous différents et pourtant on s’entend super bien. Nous nous voyons régulièrement, voire presque toutes les semaines. Nous allons à des concerts, des festivals et partons même en week-end ensemble. La CITIM Family est pour moi un socle dans cette nouvelle vie et je suis très heureuse que ces personnes fassent partie de ma vie.

Ensuite, il y a mes collègues dont pas mal de français je dois le reconnaître. On sort de temps en temps ensemble le soir et parfois le week-end.

Enfin, grâce à Instagram, j’ai pu faire de nouvelles rencontres. Mais j’aimerais bien élargir un peu plus mon réseau. C’est pourquoi, je vais essayer de rejoindre de nouveaux groupes pour rencontrer de nouvelles personnes.

Mes passions

Je continue la pâtisserie pour mon plus grand plaisir et celui de ma famille et de mes amis.
Je reconnais néanmoins que je poursuis mes recettes en français, c’est-à-dire, que je continue à tout peser. Je ne suis toujours pas adepte de réaliser des recettes avec des tasses et des cups…
En tout cas, j’adore partager cette passion avec mon entourage en leur faisant goûter ce que j’aime. Quand je pâtisse j’oublie tout, ça me détend. Et je garde toujours en tête d’ouvrir ma propre boutique un jour. J’espère le faire à Montréal 🙂 Et non Sybille, si tu me lis, je ne ferai pas de gâteaux magiques…

La course à pied fait toujours partie de mes plus grandes passions. Pour continuer à courir même en hiver je me suis inscrite dans une salle de sport, Ce n’était pas toujours fun de courir sur un tapis mais cela m’a permis de me défouler lorsque je recherchais un emploi. Par contre, cet hiver j’ai l’intention de m’équiper pour courir dehors.

Sinon, j’ai participé à 3 courses officielles depuis mon arrivée au Canada :

  • les 5km des souterrains de Montréal
  • le demi-marathon de la Banque Scotia
  • les 10km du Marathon de Montréal

J’ai pu ainsi noter une belle progression depuis la reprise l’année dernière. Je suis ravie et cela me donne encore plus envie de faire d’autres courses.

En parallèle, je me suis mise au plogging en rejoignant le groupe Run Eco Team afin de contribuer à rendre Montréal plus propre. Mais j’espère surtout sensibiliser les gens à travers cette démarche.

Les visites et balades

Ma première année en PVT fut riche en découvertes. Je crois que je n’ai jamais fait autant de choses en un an.

J’ai fait beaucoup de randonnées. C’est d’ailleurs devenu une de mes grandes passions. J’ai eu la chance d’aller :

J’y ai vu des paysages magnifiques. Et je n’ai qu’une envie c’est de faire de la randonnée tous les week-ends !

Ensuite, j’ai pu visiter :

  • deux fois la ville de Québec, en hiver et en été. Je ne vous cache pas que j’ai une préférence pour l’hiver car Québec devient une ville magique le temps des fêtes.
  • Toronto avec ma copine Sybille et revoir les Chutes du Niagara
  • et Ottawa pour le nouvel an.

Enfin parmi les activités les plus marquantes :

Le froid

Comment faire un bilan au bout d’un an de PVT au Canada sans parler du froid ?

Très honnêtement je pensais que cela allait être plus difficile. Mais au final en s’équipant bien : manteau, bottes, gants et tuque, ça passe bien.

J’ai adoré la neige, j’ai été impressionnée par la quantité de neige chaque matin et surtout j’ai été émerveillée par la beauté de ce beau manteau blanc.

Le plus chiant je dois l’avouer, ce fut surtout le verglas finalement et apparemment l’hiver était long cette année.

Bref, sans vouloir faire de jeux de mots, cette période hivernale ne m’a pas du tout refroidie. Mais il parait que c’est toujours comme ça la première année et qu’on commence à déchanter les années suivantes. Affaire à suivre donc, lors de mon prochain bilan !

Après un an passé à Montréal, je suis pour le moment sûre de vouloir rester et faire ma vie ici. Notre qualité de vie est vraiment meilleure au pays des Caribous. Nous allons bientôt entamer les démarches pour faire une demande de résidence permanente et on croise les doigts pour que ça marche !

2 Comments on PVT Canada : mon bilan après un an à Montréal

  1. Avatar
    VIRGINIE
    14 octobre 2019 at 21 h 22 min (2 mois ago)

    Coucou Nath,
    j’ai adoré lire ton article.
    J’ai noté que tu cherchais à élargir ton réseau, alors je ne sais pas si c’est professionnel ou amical, ou les deux, mais ce serait un plaisir d’échanger avec toi.
    Encore une française fraîchement débarquée à Montréal, il y a une semaine, mais les rencontres – aussi françaises soient-elles, sont toujours enrichissantes.
    Je vois que tu t’accomplis et t’épanouis ici, c’est génial.
    A bientôt,
    Virginie

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    • Avatar
      Nath_and_you
      27 octobre 2019 at 20 h 16 min (1 mois ago)

      Hello Virginie,

      Merci pour ton commentaire et désolée de ne te répondre que maintenant, je viens seulement de le voir.
      Bienvenue à Montréal ! J’espère que tu t’y plais. N’hésite pas à me faire signe. Je serais très heureuse d’échanger avec toi car pour répondre à tes questions, j’aimerais élargir mon réseau amical et professionnel 🙂
      À bientôt

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