COVID-19 et vie de maman : comment le confinement me rapproche de ma fille

Bientôt deux mois que nous sommes en confinement, loin de la famille, loin des amis… Alors que je travaille dur pour mener à bien mes missions et prouver que je suis capable d’être plus qu’une coordonnatrice marketing, le Québec se met en pause. Pour combien temps ? Je l’ignore. Mon employeur nous invite à nous mettre en télétravail et la garderie (crèche) de ma fille est fermée à partir du lundi 16 mars jusqu’à nouvel ordre. Commence alors le confinement, non sans mal. Mais avec le recul, avec beaucoup de positif!

Les débuts ont été difficiles. Bien que j’ai l’habitude du travail à distance (je le faisais 1 à 2 fois par semaine), je suis habituellement seule à la maison. Et d’ailleurs, l’une des raisons qui me poussaient à le faire, c’était pour avoir des journées où je pouvais me concentrer sans être « dérangée ».

Trouver ses marques au début du confinement

Ma fille est encore jeune pour s’occuper réellement seule. Au début du confinement, je lui avais acheté des cahiers d’activité pour apprendre à écrire les lettres, les chiffres et à dessiner les animaux. Malheureusement, comme beaucoup d’enfants de son âge, elle se lasse vite. Au bout de 20 minutes, elle en a marre et elle veut passer à autre chose. Elle réclame ses dessins animés, mais je refuse. En tout cas, pas le matin.

Alors je lui donnais des feutres pour qu’elle dessine ou colorie, ou bien alors je lui faisais faire ses casse-têtes (puzzles) mais elle les connaissait par coeur. Donc ça ne durait jamais longtemps. Je lui avais aussi acheté Polyssimo, un jeu de patience pour jouer seule où il faut reconstituer de 30 manières différentes le carré parfait.

J’essayais de l’occuper pour que je puisse travailler. Mais j’étais sans cesse dérangée. Oui elle me dérangeait, et ça m’agaçait car je ne pouvais pas travailler tranquillement.

Bref je me suis dit que je devais réagir autrement car le confinement ne doit pas être drôle pour elle non plus. Elle disait qu’elle n’avait plus d’amies ou bien qu’elle voulait revoir ses copines…

Profiter du confinement pour revoir ses priorités

En temps normal, je cours après le temps. Après le travail, je me dépêche d’aller chercher ma fille, qui s’avère être souvent la dernière à la garderie. Je culpabilise à chaque fois… Ensuite lorsqu’on rentre, on prépare le repas ensemble, on joue un peu, on soupe. Puis vient l’heure du bain avant de lire une petite histoire et faire un gros câlin avant de partir au pays des rêves.

J’ai la chance là, de ne pas devoir me déplacer sur mon lieu de travail et de pouvoir profiter d’elle, réellement.

Alors j’ai décidé de réorganiser mes journées.

Dans les faits, cela se traduit par des matinées où je me contente de trier mes mails et je ne réponds qu’aux courriels urgents. J’évite autant que possible les réunions le matin, sauf si je n’ai pas le choix. Bien sûr il m’arrive de travailler si j’ai des impératifs, mais je m’arrange pour le faire pendant sa sieste ou le soir lorsqu’elle est au lit. Comme ça le matin, je suis avec ma fille. Nous faisons diverses activités, puis on déjeune ensemble (les restes de la veille). Ensuite, comme je le disais, je profite de sa sieste pour bosser. Une fois réveillée, je lui donne son goûter et je lui demande de jouer un peu seule ou bien elle a le droit de regarder un peu la télévision pendant que je finis ce que je suis en train de faire.

Puis nous rejouons ensemble, au Jenga par exemple pour développer sa motricité fine et avoir des moments drôles à nous. Parfois on va essayer de faire du yoga ensemble ou bien on va faire les fofolles, chanter et danser dans la salle à manger avant d’attaquer la préparation du souper.

Des journées longues et épuisantes mais pleine de complicité et de créativité

Les journées sont intenses. Je n’étais pas du tout préparée comme beaucoup de parents à devoir me transformer en maîtresse en plus d’être maman et working girl.

J’ai essayé au début de faire des plannings pour la journée avec des horaires mais elle est encore petite et c’était surtout des activités pour l’occuper elle.

En la replaçant au centre des mes priorités, notre relation a pris un nouveau tournant, de façon très positive. Nous nous sommes rapprochées. Je la vois évoluer et grandir. Nous partageons plein de moments ensemble, nous nous sommes comme redécouvertes.

J’essaie de lui apprendre les choses de façon ludique et créative avec beaucoup d’activités Do It Yourself.

Par exemple, j’avais fait un thème princesses, fées et châteaux. On a fabriqué des couronnes, baguettes magiques, miroirs et château avec du papier et cartons.

Voyant son enthousiasme, je me suis lancée dans le concept : un jour, une lettre, associé à un thème. Le dernier en date était autour de la nature.

Nous avons donc réalisé avec différents matériaux :

Loin de moi la prétention d’être la maman parfaite car elle regarde la télévision aussi hein. Disons que je limite comme je peux et je culpabilise beaucoup moins de la mettre devant après tout ce qu’on fait.

Bien évidemment, ce serait trop beau de pouvoir finir mes journées de boulot en une après-midi. Le revers de la médaille, c’est que je dois travailler le soir pour compenser car j’ai de la chance d’avoir un boulot qui n’a pas vraiment été affecté par la crise. Les journées sont donc longues et épuisantes. Mais je suis si heureuse d’avoir ces moments privilégiés avec elle.

Le retour de la garderie est prévue pour fin mai. Je vous avoue que cette perspective m’aide aussi à tenir le coup d’un point de vue physique car je ne vais pas vous mentir, je suis quand même fatiguée. Et je rêve d’une chose : être en vacances et ne rien faire!

1 Comment on COVID-19 et vie de maman : comment le confinement me rapproche de ma fille

  1. Avatar
    COLIN Franck
    11 mai 2020 at 9 h 46 min (2 mois ago)

    Merci Nathalie de nous faire partager tes expériences, c’est magnifique et forcément utile pour ceux qui te lisent. Malgré la fatigue que tu évoques à la fin tu trouves le temps de faire des articles, bravo. Mais tu as raison écrire permet de prendre du recul et de faire le point sur ce qu’on fait. Je le conseille à tous. Ton article sur ce confinement avec ta fille permet de mieux cerner les besoins d’un enfant de cet âge et d’aller se renseigner sur les jeux que tu lui propose. Ce que je vais faire bien sûr.
    Au niveau de la forme c’est parfait alors pour que ce soit plus que parfait j’ai relevé une erreur peu gênante mais si tu veux la corriger au moins tu pourras le faire :
    …cela ne devait pas être drôle pour elle (être) non plus… dans le paragraphe « trouver ses marques »
    Merci Nathalie, tu étais déjà une élève idéale je pense sincèrement que que tu vas être une maman tout aussi idéale. Franck

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