Quand les super-héros DC Comics s’exposent au Musée Art Ludique

Depuis le 31 mars 2017, le Musée Art Ludique présente en première mondiale : « L’art de DC – l’Aube des Super-Héros » ! J’ai eu le plaisir de la découvrir cet été en dégotant des entrées à 10€ sur vente-privée 🙂

Le musée Art Ludique, en partenariat avec DC Entertainment et Warner Bros – Consumer Produtcs, rend hommage à l’histoire de DC et ses super-héros devenus des personnages mythiques.

Au cours de la visite, on découvre tour à tour, l’histoire et l’origine de nos super-héros : de Superman, à Batman, en passant par Wonder Woman et le Joker.
En déambulant dans les salles, planches originales, costumes et accessoires y sont dévoilés pour le plus grand plaisir des yeux.

Cette exposition unique met en scène près d’un siècle de dynamisme artistique révolutionnant chaque « époque » et influençant l’art, la littérature, la mode, la télévision et le cinéma de 1938 à nos jours.

Au delà des oeuvres exposées, c’est toute l’histoire autour de ces personnages et surtout des symboles qu’ils représentent que cette exposition m’a séduite.

Superman, Batman, Wonderwoman, ne sont-ils pas finalement le reflet de l’histoire des Etats-Unis ?

En effet, chacun de ces super-héros sont replacés à leur époque de création et cela nous permet de mieux les comprendre.

Par exemple, Superman, qui est le premier super-héros créé en 1938 par Jerry Siegel et Joe Shuster, a été imaginé après le krach boursier de 1929 et la Grande Dépression. La population américaine a le moral au plus bas et Superman représente l’espoir et le courage par sa bonté, sa force et la confiance qu’il inspire. Mais c’est également le symbole des immigrants venus aux Etats-Unis pour trouver une nouvelle patrie car Superman c’est aussi Clark Kent, qui cherche à s’intégrer dans la société en étant « Monsieur tout le monde ».

Batman, quant à lui, a été créé en 1939 par Bob Kane, suite au succès de Superman. Le dessinateur s’est inspiré entre autres de la chauve-souris de Léonard de Vinci, de Dracula et de Zorro. Je n’aurais jamais fait le parallèle entre ce dernier et Batman. Et pourtant, les deux sont de riches justiciers masqués. lls se déplacent tous les deux à l’aide d’un moyen de locomotion noir et ont chacun un confident, Bernardo pour l’un et Alfred pour l’autre :).
Bref, en creusant de mon côté, certains associent la pègre, les gangsters et le crime organisé dans les Etats-Unis de la Prohibition aux super-vilains que Batman combat. Enfin, contrairement à Superman vu comme un être rayonnant qui dispose de pouvoirs surhumains, Batman lui est un humain qui fabrique ses propres pouvoirs et représente le clair-obscur de la Justice.

Alors que les super-héros rencontrent un franc succès, certains journalistes écrivent que ces comics auraient une mauvaise influence et représenteraient même un danger pour la jeunesse de l’époque. Mais un psychologue dénommé William Moulton Marston soutient qu’ils représentent les aspirations de nationales dont le pays a besoin. Il est alors engagé en tant que consultant. Ce dernier est un fervent défenseur de la cause des femmes et convainc l’éditeur de créer un équivalent féminin aux super-héros, un personnage puissant et charismatique auquel les filles pourront s’identifier.

C’est ainsi qu’il crée avec l’aide de sa femme, Wonder Woman en 1941. Elle a été conçue dans le but de « promouvoir au sein de la jeunesse un modèle de féminité forte, libre et courageuse, pour lutter contre l’idée que les femmes sont inférieures aux hommes et pour inspirer aux jeunes filles la confiance en elles et la réussite dans les sports, les activités et les métiers monopolisés par les hommes ».


C’est l’entrée des Etats-Unis dans la seconde Guerre Mondiale qui sert de toile de fond aux origines de Wonder Woman, considérée par son père créateur, comme « la plus puissante et captivante des filles des temps modernes, audacieuse jeune femme qui renonce à son héritage de paix et de bonheur afin d’aider l’Amérique à affronter le mal et l’agression. »
Elle devient alors le 3ème pilier de la Trinité DC Comics.


Enfin Wonder Woman constitue une passerelle entre la mythologie contemporaine des super-héros et la mythologie grecque avec les dieux de l’Olympe, puisqu’elle est une princesse d’une tribu d’Amazones, des femmes guerrières issues de la Grèce Antique (cf son costume rappelant les tenues des Amazones).

Bien évidemment, il y a encore plein de belles choses à découvrir et d’autres personnages à voir comme le Joker et Harley Quinn.

L’exposition DC Comics a rencontré un succès tel qu’elle a été prolongée jusqu’au 7 janvier 2018. Je vous invite vraiment à la faire. Elle est vraiment bien faite et à partir d’aujourd’hui, vous pouvez découvrir en avant-première 30 art-work réalisés pour le film Justice League, des illustrations et planches originales en couleur du futur album de Batman, mais aussi des études des costumes d’Aquaman, Cyborg et Flash et de la nouvelle Batmobile.

Plus d’informations :
« L’art de DC – l’Aube des Super-Héros »
Du 31 mars 2017 au 7 janvier 2018
Musée Art Ludique
Gare Austerlitz ou Gare de Lyon
Tarif adulte : 16,5€  / Tarif enfant : 11€ / Tarif Etudiant/Chômeur : 13,5€

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